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Dimanche 19 juin

C’est reparti pour une nouvelle journée à 3 matchs, on ne fait même plus attention à quel jour on est, semaine ou week-end, juste un SMS reçu pour me rappeler que c’est la fête des pères. Au petit-dèj, je sais désormais trouver du premier coup la confiture, le yaourt ou la machine à café qui marche le mieux. Aujourd’hui, le temps est couvert, la 1e fois depuis qu’on est arrivé qu’il ne fait pas franchement soleil; parfois il y avait eu quelques nuages en fin d’après-midi mais jamais suffisamment de convection pour que ça tourne à l’orange. Comme on est au milieu de l’océan, il ne fait jamais très chaud, à la différence de la canicule qui sévit en France d’après les nouvelles qui filtrent jusqu’à nous. Des 3 matchs, notre paire a disputé les 2 premiers, largement gagnés, d’une quarantaine de points, d’abord contre des roumains qui n’avaient pas l’air très au point; l’un d’eux, à notre table, Urseanu, est un résident français. Chose amusante, quand ils s’invectivaient, ce qui n’était pas rare et qui faisait notre joie, ils le faisaient en français mais quand ils nous parlaient, c’était en anglais. Les points s’accumulent dans notre colonne, beaucoup de petits coups qui nous voient dominer largement en partielle, quelques offrandes adverses et juste un mauvais coup pour un sacrifice pourtant opportun que les roumains ont évité de filer. Bref, une bonne chose de faite et rebelote dans la foulée contre des irlandais à peu près aussi tendres, qui se laissent éparpiller avec une certaine docilité et, en plus, les coups incertains tournent gentiment en notre faveur. Dès le début, un coup donne le ton: ils arrivent à 4T dont personne ne sait si c’est le bon niveau; on peut penser qu’on pourrait éventuellement gagner 4P mais on décide d’en rester là et il y a 9 levées dans les 2 contrats. La journée est terminée pour nous et il reste à nos coéquipiers à bien la boucler. Pour ce dernier match, l’Islande s’avère plus coriace que ses prédécesseuses, les vents sont moins favorables mais on gagne quand-même le match d’un petit 4 IMP, avant de se projeter sur la 2e moitié du championnat. Le soir, on prend le repas dans l’hôtel, en compagnie de l’équipe féminine, à l’invitation du président de la FFB venu motiver ses troupes. C’est sous la forme d’un buffet, ce qui est une excellente formule pour ne pas faire d’excès et permet à tout un chacun (enfin, c’est ce que je crois!) de remonter dans sa chambre à une heure raisonnable.