Solution 18

Le problème, ce sont les communications et il faut déjà en tenir compte pour choisir, entre trèfles et carreaux, dans quelle couleur on va aller chercher les levées dont on a besoin. On a le droit de perdre 2 fois la main dans l’une ou dans l’autre; à carreau, c’est assez incertain car il faut réduire le 10 à l’impuissance, soit par une impasse directe, soit en espérant qu’il soit second, soit en trouvant AR placés: pas folichon. A trèfle, il suffit que la couleur soit répartie 3-2 et il y a même des positions favorables (AD en Est) qui permettent de ne perdre que l’As; l’inconvénient, c’est qu’une fois la couleur affranchie, on n’aura plus de remontée en Sud pour en profiter. Et pourtant, c’est bien sur les trèfles qu’il faut investir, même si on risque de n’y faire aucune levée.
On prend l’entame pique du roi et on joue le 10 de trèfle (partir du 4 serait plus prévoyant, pour le cas de la dame sèche en Est, mais on n’a vraiment pas les moyens de saboter ses fragiles communications) laissé courir.  Si Est couvre de la dame, le mieux est de la laisser passer pour fluidifier les communications; une fois qu’Est ou Ouest fait la levée, il va évidemment insister à pique rien que pour nous embêter; on prend, par force, en Sud et on commence par dégager As et roi de coeur avant de rejouer trèfle pour les affranchir. A ce stade, si l’adversaire rejoue coeur, pique ou trèfle, il donne la main à Sud qui a de quoi faire 10 levées; et sinon, forcément, c’est qu’il joue carreau, ce qui va affranchir la couleur pour le déclarant à peu près quelle que soit la position (sauf AR10x dans une main).
Un petit retour en arrière: il se pourrait que personne ne couvre et que le 10 de trèfle soit respecté à la 2e levée, ce qui va perturber le jeu d’élimination; qu’à cela ne tienne: après avoir fait le roi de pique et le 10 de trèfle, le mort encaisse son As de coeur avant de jouer un 2e tour de trèfle. L’adversaire prend et fait de son mieux en rejouant pique. A ce stade, le déclarant ne peut pas dégager l’autre coeur car il n’aurait plus de trèfle au mort pour finir de les affranchir, mais il joue le 3e tour de trèfle de sa main, en profite pour défausser le roi de coeur du mort, et on est revenu à peu près à la même situation que précédemment, où l’adversaire est obligé de jouer carreau de sa propre initiative.

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