Solution 106

solun106Le diagnostic est vite établi: 11 levées à portée de main (8 piques, 2 As mineurs et 1 coeur) et 2 perdantes visibles (As de coeur et un carreau). Il reste juste un petit effort à accomplir pour passer à 12 et 1. La 1e idée, souvent mauvaise quoi qu’on en dise, est une manoeuvre de Milton Work:  jouer un coup de coeur à travers l’As pour faire roi et dame de coeur si l’adversaire plonge ou pour défausser ensuite le coeur perdant sur l’As de trèfle s’il ne plonge pas. C’est imparable mais le hic c’est qu’il faudrait savoir où est l’As de coeur pour partir du bon côté. Ce n’est pas la solution mais on brûle car l’idée d’exploiter les coeurs est bonne, tout comme celle d’attendre avant de savoir quoi défausser sur l’As de trèfle. Il faut simplement s’atteler à affranchir une levée de longueur à coeur, ce qui est possible s’ils ne sont pas plus mal répartis que 4-2 mais avec un souci, la pauvreté des communications avec le mort qui n’existent qu’à l’atout et encore seulement par la dame et le 6 car le 4 est trop petit pour servir. Pour surmonter cet obstacle, on peut heureusement procéder à un petit chantage des familles. Pour commencer, comme indiqué au début, on va préserver l’As de trèfle du mort et couper l’entame en Sud (mais surtout pas du 5!); ensuite, dès la 2e levée, on présente la dame de coeur. Si elle fait la levée, on joue As puis dame de pique, on défausse le coeur de Sud sur l’As de trèfle, on donne un carreau et on en coupe un au mort; la 12e levée est alors une coupe à carreau et c’est la perdante à coeur qui s’est évaporée. Si l’adversaire prend la dame de coeur de l’As et rejoue, disons, carreau, on plonge de l’As,  on donne un coup d’atout (de l’As), on joue coeur pour le roi (la communication supplémentaire), on coupe un coeur (du 7 ou d’un plus gros!) et, même si les coeurs ne sont pas encore affranchis, on est sur les rails; valet de pique pour la dame, une autre coupe à coeur pour finir l’affranchissement, le 5 de pique pour le 6 et, enfin, on défausse 2 carreaux de Sud sur l’As de trèfle et sur le coeur patiemment affranchi. La 12e levée est, dans ce cas, un coeur de longueur.

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