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Le mois d’août est généralement calme. Peu d’occasions de toucher les cartes à part dans les compétitions internationales qui ne concernent évidemment qu’une minorité de joueurs, et c’est traditionnellement l’occasion de s’adonner à d’autres activités. Ainsi il n’y aura pas eu beaucoup de mouvements sur ROQUIBRIDGE, à part 2 ou 3 nouveaux problèmes dans la rubrique A TABLE, histoire de ne pas perdre complétement le contact.
L’actualité internationale, justement, on peut en parler: ce sont les MIND SPORT GAMES à Lille, c’est à dire les Championnats du Monde ayant lieu toutes les années Olympiques, par équipes de 4, selon la formule 1 équipe par pays, sans épreuve qualificative préalable. On avait ainsi 60 pays représentés en Open, 43 en Dames et 34 en Séniors. Comme d’habitude, et pas seulement à cause du lieu de compétition, l’Europe est sur-représentée. Après la phase des poules qui vient juste de se terminer, au moment d’attaquer les matchs couperets à partir des 1/8 de finale, 34 des 48 équipes encore en course sont européennes (13 sur 16 en Open), dont les 3 équipes de France, ce qui est déjà un bon début. Côté cancans, il y a aussi de la matière. La proximité des Championnats du Monde avec ceux d’Europe, à peine 1 mois avant, a alimenté la chronique. L’évolution de la composition des équipes a été parfois insolite. Rien que pour la France, si l’équipe Sénior a été entièrement reconduite, celle Open a été légèrement remaniée, avec le remplacement de l’une des 3 paires, ce qui , après tout, relève des prérogatives du sélectionneur, et ce qui a entraîné une manifestation de déception de la paire remplacée, réaction tout à fait honorable d’ailleurs. Plus étonnant est le cas de l’équipe féminine, entièrement remplacée par l’équipe bis; faut-il en déduire que les Championnats du Monde sont une épreuve moins prestigieuse que les Championnats d’Europe? Ou alors est-ce parce que les Europe sont qualificatifs pour la Venice Cup alors que les Olympiades ne débouchent sur rien? Pour égayer le tableau, il y a toujours les italiens avec leur commedia dell’arte; on peut bien se moquer de leurs conflits incessants, ils ont leur méthode pour se venger et oublier ces petits désagréments: ils gagnent à presque tous les coups. A Dublin, il y a un mois, on avait eu droit aux adieux déchirants de l’emblématique capitaine Lavazza qui dirigeait ses troupes pour la dernière fois, lassée de tant de succès, et qui laissait les joueurs désemparés, se demandant comment ils allaient pouvoir survivre. Et à Lille, surprise! la signora figure toujours comme capitaine et il y a  juste un petit changement dans la compo de l’équipe: Lauria a été remplacé par un expert… en haute finance. On est impatient de lire les interviews à venir des protagonistes et d’assiter au prochain épisode de la saga.

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