Depuis notre dernière rencontre, la terrible vague de froid qui a glacé la France, est passée par là. Du coup, les activités dans le domaine du bridge, déjà assez réduites à cette période de l’année, sont passées au second plan.
Pour les championnats d’Europe qui auront finalement lieu à Dublin (en juin), les préparatifs se poursuivent pour les équipes de France. En Dames comme en sénior, un match décisif décidera de la désignation de la formation qui représentera la France. Dans chaque cas, l’équipe des « possibles » s’attaquera, avec une côte très défavorable, à l’équipe des « probables », chaque fois constituée des 3 paires ayant conquis le titre mondial, en fin d’année dernière, en Hollande. En Dames, l’équipe des outsiders sera formée des 2 paires ayant pris les 2 premières places de l’épreuve de sélection de février, et d’une 3e paire non encore connue aujord’hui. En Sénior, l’équipe des possibles, sera la formation qui a réussi à s’extirper de la phase préliminaire de Sélection par équipes de 6 qui a surtout été marquée par l’échec retentissant de la constellation des anciennes gloires qui faisaient figure d’archi-favoris mais ont plutôt évolué dans le registre grandeur et décadence. En Open, on sait depuis quelques mois que le réservoir d’où sera extraite l’équipe de France comporte 8 paires qui accumulent les séances de préparation et essaient de convaincre l’entraineur de leur efficacité. Jusqu’ici, il ne semble pas que l’entraineur Martens ait laissé filtrer ses intentions ou ses préférences; en tout cas, il semble avoir réussi à en persuader quelques uns d’aménager leur style de jeu (barrages de type Muiderberg et bicolores majeurs, signalisation « avisée » en flanc). On a pu voir presque toutes ces paires en action dans un match amical (perdu de peu) contre une équipe polonaise expérimentale; ceratins ont participé aussi à quelques manifestations internationales comme le patton de Zurich, et il y en aura encore d’autres (probablement la Vanderbilt à Memphis, à la mi-mars, qui représente ce qu’on peut trouver de mieux pour s’aguerrir) avant la désignation en mai des 3 paires qui auront la lourde responsabilité de redorer le blason de la France à Dublin.
Sur le front des compétitions nationales, c’est la DN par paires qui occupe l’écran; à mi-parcours, on scrute évidemment le classement du spécialiste Marc Bompis qui nous fait penser à ce film (Lelouch peut-être?) où on voyait apparaître régulièrement un plan avec les actualités de l’année qui se terminait immanquablement par « … et Jacques Anquetil gagne son niéme  Tour de France ». Bon, il est bien placé mais Charletoux-Dupuis ont pris une certaine avance et rien n’est encore joué.
L’actualité du site, ce sont les habituels nouveaux problèmes de la rubrique Technique – A table, et un nouvel article de fond (suivre Technique-Articles) sur « les manches qu’on pousse », article qui fait partie de la triste catégorie de ceux qui n’ont jamais été retenus pour publication dans des revues spécialisées.
Enfin, pour ceux qui ne s’en seraient pas encore aperçus, le recueil de problèmes Le tour de la table en 80 donnes est toujours en vente à la Boutique du Bridgeur: une aventure au coin de chaque page, et une révélation à chaque fois qu’on tourne cette page. Renseignements à: Lectures

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