Vendredi en fin d’après-midi, le marathon de la sélection a enfin connu son épilogue. Les traits étaient un peu tirés mais finalement le menu copieux de 7 heures de compétition par jour pendant 5 jours passe mieux quand les conditions matérielles sont agréables: peu de monde dans une grande salle, des organisateurs aux petits soins, une absence d’agressivité entre les joueurs, mais au contraire de la fraternité et du respect; un peu comme la guerre d’Espagne vue par Malraux!
Le résultat a été finalement assez conforme à la logique: les principaux favoris seront bien dans le groupe des 8 paires destinées à constituer le réservoir des futures équipes de France, à commencer par les 2 paires phares qui avaient été dispensées des tours précédents, même si elles n’ont pas survolé l’épreuve. L’autre enseignement de la semaine est le rafraichissant rajeunissement des cadres: la moitié du groupe France est composée de joueurs jeunes ou très jeunes, à commencer par les vainqueurs de l’épreuve (Lhuissier et Franceschetti) qui sont encore juniors. Le président de la fédé avait, au matin du dernier jour, indiqué que les qualifiés devraient faire le choix entre le groupe France et la prochaine sélection Sénior si le dilemme se présentait à eux, mais personne n’aura finalement à faire ce choix cornélien!
Allez une petite donne pour en finir avec les bavardages:
RV92             AD3
RD9               A8
ARD               1098753
D63               V9
Ce n’était pas du gâteau après l’ouverture unanime de 2SA avec la main de gauche. Les malheureux qui avaient l’autre main ont tant bien que mal essayé de décrire leur intérêt pour les carreaux par diverses enchères à des altitudes plus ou moins stratosphériques (4T, 4K, 4P… selon les cas), et la moitié des tables a atteint le chelem, à carreau ou à SA. Le léger petit problème annexe était finalement insignifiant: tout le monde a réalisé 13 levées.

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